Spoken Word: An Ode to the Porta-Potty

In your life, there will be a selection of days that change you. These days, and the events they hold, will influence who you are as a person and shape your values from that magical day onwards.  

For me, one of those such days began under the blazing sun, my parents and I cruising down one of those highways in Northern BC that go on forever and ever. Sweet melodies of my dads severely outdated music and the magnificent view of absolutely nothing interesting racing by our windows, I felt like something interesting had to happen.  

And then, I started to feel like something disgusting was going to happen, and it was going to happen all over our brand-new leather interior.  

It turns out that sketchy gas station tacos, three bags of Doritos, and 1200 gallons of water do not a fun road trip make. In fact, it is the perfect recipe to the most awful, deplorable, nauseating bowel movement. The kind of bowel movement that would win “Heaviest Stench” four years running and only lose to the smell of a middle school boys changeroom after the Beep Test.  

Now, being on th 

e highway in the middle of “God forgot about this place and so did real estate developers,” there are few established structures, and even fewer blessed with the luxury of plumbing. This is because there are no people. There are, however, trees and bears and something that seems to lurk on the side of the highway that actively discourages relieving oneself in the forest. (Spoiler: it’s the crippling fear of getting a mosquito bite in the places you are least willing to scratch in public.)  

Five agonizing minutes later, I was ready to accept my fate and walk straight in to the certain doom some malicious deity dealt unto me with my head held high and legs crossed when suddenly, on the horizon, gleaming like an oasis does to some dumbass who decided to walk the desert without a sufficient water supply, I glimpsed my saviour: A Porta-Potty. A plastic blue beacon of relief, signalling to all weary travellers and makers of bad decisions that yes, you are safe to defecate here.  

And defecate I did. I’ll spare you the gory details.  

It was on this fateful day, this day of immeasurable stress of Herculean proportions and CIA-mandated torture on my kidneys, that I learned to appreciate and revel in the glory that is the Porta-Potty. In time of desperation and immense hydration, of cheap nourishment and too-long lines at ladies’ washrooms, of strife and pain akin to watching old people figuring out Facebook, the Porta-Potty is always there for you when you need it most. Friends will leave, family will turn out to be devout Republicans, and you will discover that your digestive system is not as reliable as previously thought and the presence of the Porta-Potty will become an essential aspect of your life at that moment, a necessity that you will indulge in with your dignity hopefully still intact. The portable toilet – or as it used to be called, a “thunder box” – is the uniting force between all mankind, destroying social barriers with only a hole in the ground and the offering of privacy. There is no differentiation between rich and poor in the Porta-Potty, black or white, male or female, or even those who think that Comic Sans is a good font and those who are right: there are only those who need to go. The Porta-Potty is a gift bestowed unto us mere mortals and it is imperative that we recognize it for what it is: a blessing. So, the next time you are graced with the sight of a Porta-Potty, whether it be blue or pink or green, remember how privileged you are to be in its presence. It does, after all, go through a lot of shit.  

Projet de Zone: Les Scenes

Projet de Zone : Les Scènes 

Ces scènes sont supposées de se passer après les interrogations des membres du groupe, mais avant le commencement de la 3e acte. Idéalement, les comédiens qui jouent Passe-Partout, Tarzan, et Tit-Noir sont moins âgées dans ces scènes que dans la reste de la pièce, mais ce n’est pas si important. Le but est que ces scènes donnent plus d’histoire pour ces personnages et donnent les spectateurs une raison d’avoir de la compassion pour eux. J’espère que je l’ai accompli.  

Scène 1 : Passe-Partout   

La scène est complètement noire. On peut entendre le souffle du vent, le bruissement des arbres, la sirène d’un policier dans la distance. Soudainement : une lumière apparait dans le coin et un garçon tombe sur l’étage. Il ne peut pas avoir plus que seize ans.  

VOIX D’UN HOMME : Je ne veux pas te voir dans ma maison encore !  

VOIX D’UNE FEMME : Jacques, non !   

Le bruit d’une frappe forte. La femme crie. Le garçon commence à courir vers l’autre côté d’étage. Il court maladroitement, comme son corps veut aller plus vite que ses jambes sont capables à courir. Le garçon arrête au milieu d’étage, entouré par les bâtiments. Le souffle du vent devient plus fort et le garçon commence à frissonner, donc il frotte ses bras. On peut voir la lumière de la lune, mais la scène n’est pas calme. C’est complètement silencieux, trop silencieux pour une ville occupée. On entend le hurlement d’un loup seul dans la distance. Le garçon tourne sa tête à gauche, à droite, et finalement en haut. Il bouge ses yeux comme il essaie de trouver quelque chose dans le ciel, mais il n’y a aucune étoile. Il prend une profonde inspiration tremblante et tire sa chemise plus proche au corps. Il essaie d’ouvrir la porte d’un bâtiment. Quand elle n’ouvre pas, il prend une épingle de sa poche et le mettre dans le trou de serrure. Après quelques secondes, la porte ouvre et le garçon l’entrer.  

Quelques heures plus tard. Les rayons de soleil sont faibles, suggérés de la pluie qui vient. Un homme entre la scène, une serviette à la main. Il entre le même bâtiment que le garçon de la nuit avant est entré. Il laisse la porte ouverte ; on peut voir dedans. Le garçon est endormi sur le plancher.  

L’HOMME, fortement : Ah, t’es qui ?  

Le garçon saute en l’air.  

LE GARÇON : Je suis désolé, monsieur, j’avais seulement besoin de quelque part pour me reposer, mon père m’a –  

L’HOMME : J’ai demandé qui tu es.  

LE GARÇON : Je m’appelle René, monsieur. René Lang- René. Seulement René.  

L’HOMME : Comment es-tu entré ? T’as un passe-partout ou quoi ?  

RENÉ : Pas exactement. Je juste… passes partout.  

L’HOMME : Sortes maintenant et je ne téléphonerais pas la police.  

RENÉ : Merci, monsieur.  

René sort. L’homme ferme la porte en arrière de lui avec de la grande force. René saute un peu en l’air. Il tourne sa tête vers le gauche, puis vers le droit. Il ne sait pas où aller. Il commence à marcher lentement, ses mains dans les poches et son regard vers le plancher.  

Soudainement : le projecteur tourne vers quelqu’un, un garçon, sur le toit d’un bâtiment. Un peu plus âgé que René, mais pas par beaucoup. Il saute du toit et s’attire devant René. René est surpris.  

RENÉ un peu fâché : Penses-tu t’es qui ? Tarzan ou quoi ?  

LE GARÇON : Tarzan… j’aime ça.  

RENÉ : Bon pour toi, t’as un nouveau surnom maintenant. Pourquoi as-tu sauté devant moi ?  

LE GARÇON : Je voulais savoir comment tu es entré le bâtiment là-bas. Le verrou, c’est presque impossible de forcer sans le casser.  

RENÉ : Je suppose que je peux passer partout.  

LE GARÇON : Évidemment. (Il se tends la main.) Je m’appelle François. T’es qui ?  

René est suspicieux et hésitant de se serre la main. Il le fait quand même.  

RENÉ : René. René Langlois.  

FRANÇOIS : Ah, le fils de l’ivrogne fameux de la 13e Rue.  

RENÉ durement : Surveille ton langage. Mon père n’est pas ivrogne.  

FRANÇOIS : Mais non ? Donc pourquoi est-il dans la taule trois fois par semaine pour commencer les disputes dans les bars ?  

RENÉ : Comment tu sais ça ? Évidemment tu n’es pas assez âgé pour aller dans les bars.  

FRANÇOIS : Bien sûr, mais je suis assez âgé pour passer la nuit dans le poste de la police.  

RENÉ : Pour quoi es-tu arrêté ?  

FRANÇOIS : Le crime simple de chercher pour quelque part de dormir.  

RENÉ : Pourquoi tu ne dors pas chez toi ?  

FRANÇOIS rire : T’es mignon, tu sais ça ? Pourquoi tu ne dors pas chez toi ?  

RENÉ : Parce que mon père m’a mis à la porte. Ton tour.  

FRANÇOIS : Dehors est mieux que chez moi. Tellement mieux.  

René sens de la compassion pour François. Ici, c’est une âme sœur, quelqu’un qui lui comprend. Il est aussi un peu impressionné par François – qu’est-ce qu’il a vu ? Qu’est-ce que se passe pendant sa vie ? Il vraiment vis la vie seule. Le visage de René réfléchie ça à un fois si dur, c’est maintenant plus gentil.  

RENÉ : Je peux trouver quelque part pour nous ce soir, si tu veux.  

FRANÇOIS : « Nous » ? 

RENÉ : Nous.  

FRANÇOIS pause, puis dit : J’aimerais ça. Merci.  

Ils partent l’étage ensemble, en parlant de tout et rien au même temps. Ils ne touchent pas. L’atmosphère est plein d’espoir, même s’ils ne sont certaines de rien.  

 

 

Scène 2 : Tit-Noir  

La scène ouverte sur une église modeste. Il y a une croix en bois et quelques bancs, et pas beaucoup plus de tout. La lumière crée par les fenêtres en vitrail est rouge, jaune, bleu. Elle peinture l’église simple en une œuvre d’art merveilleuse. Un garçon s’assis sur le banc en devant, ses mains ensembles et tête basé en prière. On peut entendre qu’est-ce qu’il dit.  

LE GARÇON : Le Dieu, je vous cherche. Je vous cherche parce que j’ai besoin de l’aide, des conseils, au moins une signe que je suis sur le bon chemin. (Il pause, respire, essaie de ne pleurer pas.) Mon père est mort. L’alcool, bien sûr. Il était un bon homme, mais pas un bon père. Il soutenait la famille, mais maintenant qu’il n’est pas avec nous toujours, ma mère travaille deux emplois – un dans le jour, un dans le nuit. Elle est malade, vielle, et ne peut pas travailler pour beaucoup plus du temps. Je ne crois pas qu’elle ait beaucoup plus du temps pour vivre si je ne fais rien. J’ai besoin du travail. J’ai déjà quitté l’école, mais il n’y a personne qui veut employer un enfant de 16 ans sans l’éducation et sans père. Mais j’ai trouvé quelqu’un, un garçon qui souvient de moi de l’école primaire – il s’appelle René Langlois et il veut faire la contrebande mais il a besoin de quelqu’un pour prendre soin des finances parce qu’il n’est pas très bon aux maths. Il a dit que je peux recevoir 25% des profits, qui n’est pas beaucoup mais c’est assez. Je veux lui aider, mais c’est la contrebande. J’aurai cassé les lois si je le fais. Mais j’ai fait ma recherche et j’ai vu qu’il n’y a rien dans le Bible contre la contrebande, donc je pense que ça va. J’espère que ça va. S’il vous plait, laisse-le ça va.  

Un prêtre vient sur l’étage et approche le garçon.  

LE PRÊTRE : Arsène, que fais-tu ? N’est-ce pas que tu dois être à l’école ?  

ARSÈNE : J’ai quitté l’école.  

LE PRÊTRE : Pourquoi, mon fils ?  

Arsène hausse les épaules. Le prêtre s’assit à côté de lui et regarde à la croix dans le centre d’église. Ses yeux semblent qu’il voit quelque chose qu’Arsène ne peut pas voir.  

LE PRÊTRE : Tu as l’aire que tu prends une grande décision.  

ARSÈNE : Vous pouvez dire ça.  

LE PRÊTRE : Peux-tu me l’expliquer ?  

ARSÈNE : Il faut que je fasse quelque chose mauvais, quelque chose illégal, mais c’est pour survivre moi et ma mère. Je me demande si c’est toujours mauvais si mes intentions sont bonnes.  

LE PRÊTRE : C’est une décision vachement difficile.  

ARSÈNE : Oui, mon Père. C’est pourquoi je demande le Dieu.  

LE PRÊTRE : Qu’est-ce que tu demandes du Dieu ?  

ARSÈNE hésite, puis : Le permission, je suppose.  

LE PRÊTRE avec une sourire : Je pense que tu as déjà ta solution.  

ARSÈNE : Quoi ?  

LE PRÊTRE : Tu sais déjà ce que tu dois faire, et je pense aussi ce que tu veux faire. Même si c’est illégal, tu aurais toujours l’opportunité pour recevoir la rémission. T’as un bon cœur, Arsène Larue. Il faut que tu l’écoutes quelques fois.  

Le prêtre s’élève et parte Arsène. Arsène signe la tête, comme il essaie de lui convainc pour la dernière fois qu’il fait la bonne chose. Il regarde à la croix pour quelques secondes, puis s’élève. Il marche hors d’église, ses mains dans les poches et son dos un petit plus étroit. La lumière semble un petit peu plus brillant et une chorale commence à chanter doucement.